Être heureux seul après une rupture

Comment être heureux seul après une rupture: No Contact, régulation émotionnelle, habitudes, plan 30-60-90 jours. Un guide clair, concret et scientifique.

24 Min. de lecture Guérison Émotionnelle

Pourquoi lire cet article

Une rupture, c’est souvent la sensation que le sol se dérobe. Tu te demandes: serai-je un jour heureux seul? Voici une réponse claire et étayée par la science: oui. En comprenant la psychologie et la neurochimie du chagrin d’amour, en utilisant des stratégies issues de la régulation émotionnelle, de la théorie de l’attachement et de la recherche sur le bien-être, et avec un plan concret sur 30/60/90 jours. Tu repars avec des outils simples, des exemples réels et une perspective honnête mais pleine d’espoir, pour non seulement tenir, mais t’épanouir à nouveau.

Que veut dire « être heureux seul » après une relation ?

« Être heureux seul » ne signifie pas que tu ne voudras plus jamais de relation ni que tu te coupes du monde. Cela veut dire que tu développes ta stabilité intérieure, du sens et de la joie de vivre, indépendamment de ton statut amoureux. En termes psychologiques: tu renforces ton autonomie, ta compétence et ton lien à toi-même, au lieu d’arrimer ton bien-être uniquement à une relation romantique. Tu seras alors capable de vivre des relations futures plus saines et plus attractives, ou de te sentir comblé même si tu restes célibataire.

  • Être heureux seul est un processus, pas un événement. Comme pour la musculation, il faut entraînement et récupération.
  • Tu apprends à réguler tes émotions, clarifier tes pensées, installer des routines et façonner ton environnement social avec intention.
  • Tu construis une identité narrative où la rupture n’est pas la fin de ton histoire, mais un tournant.

Fondements scientifiques: ce qui se passe dans le cerveau, le corps et la psyché

Quand une relation se termine, ton système d’attachement s’alarme. C’est normal d’un point de vue psychobiologique:

  • Théorie de l’attachement: d’après Bowlby et Ainsworth, l’amour romantique est une forme d’attachement. La perte active la douleur de séparation et des comportements de protestation, allant de l’envie de reprendre contact au retrait et à l’apathie.
  • Neurochimie: l’amour est lié aux systèmes dopaminergiques et ocytociques. À la perte, le cerveau est « privé » de ces récompenses. L’IRMf montre que le rejet active des régions similaires à la douleur physique, d’où ce ressenti de blessure bien réel.
  • Régulation émotionnelle: selon Gross, la façon dont tu réagis à tes pensées et déclencheurs (réévaluation vs rumination) change fortement ton ressenti. La rumination prolonge le mal.
  • Autodétermination: Deci et Ryan montrent que l’autonomie, la compétence et la connexion sont des besoins fondamentaux. Après une rupture, ils sont souvent blessés. Il est d’autant plus crucial de les restaurer activement.
  • Croissance post-traumatique: beaucoup mûrissent à long terme après une crise. Cela prend du temps, mais c’est réel et documenté.

Conséquence pour toi: ta souffrance n’est pas un signe de faiblesse, c’est la réponse attendue de systèmes biologiques. Et il existe des voies fondées sur des preuves pour apaiser et rééquilibrer ces systèmes.

La neurochimie de l’amour est comparable à une dépendance.

Dr. Helen Fisher , Anthropologue, Kinsey Institute

Voilà pourquoi chaque message de ton ex te déclenche autant, c’est comme un « micro-shot » de dopamine. Et c’est pour cela qu’un contrôle des stimuli ciblé (No Contact, detox réseaux sociaux) est si puissant au début.

Les phases: comment la guérison évolue en général

Chaque rupture est unique, mais des motifs reviennent. Cette vue d’ensemble t’aide à calibrer tes attentes et à planifier ton processus de façon réaliste.

Phase 1

Choc et protestation (Jours 1-30)

Douleur intense, manque, troubles du sommeil et de l’appétit. Fort élan à reprendre contact. Priorités: stabilisation aiguë, contrôle des stimuli, hygiène de sommeil, routines sécurisantes.

Phase 2

Réorganisation et sevrage (Jours 31-60)

Les déclencheurs diminuent, mais la douleur revient par vagues. Travail cognitif (réévaluation), mise en place de nouvelles habitudes, réintégration sociale, autocompassion.

Phase 3

Consolidation et croissance (Jours 61-90+)

Plus de clarté, nouvelle identité. Objectifs basés sur les valeurs, développement de compétences, quête de sens, dating expérimental si tu te sens prêt, renforcement de l’autonomie.

Important: les rechutes font partie du processus. Un « down » ne veut pas dire retour à la case départ. Tu t’entraînes, et tout entraînement a des jours de repos.

Stabilisation aiguë: les 30 premiers jours

Tu es vulnérable, ton système est suractivé. Ici, la règle est: sûr, simple, répétable.

  • Contrôle des stimuli: supprime ou archive les conversations, coupe les notifications, mets en pause les réseaux sociaux 14-30 jours. Si besoin: bloquer, c’est de la protection, pas de la mesquinerie.
  • Le sommeil d’abord: vise 7-9 heures. Heure de lever fixe, écran coupé le soir, 10-20 minutes de lumière du jour le matin. Un bon sommeil renforce ta résilience émotionnelle.
  • Micro-mouvement: marche rapide 20-30 minutes par jour. L’aérobie aide ton cerveau à traiter le stress.
  • Structure: 3 repas, 3 points fixes par jour (p. ex. marche, journal, petite interaction sociale).
  • Kit d’urgence: respiration 4-6 (4 secondes d’inspiration, 6 d’expiration, 3 minutes), eau froide sur le visage, ancrage 5-4-3-2-1 (5 choses vues, 4 touchées, 3 entendues, 2 senties, 1 goûtée).
  • Contact sûr: 1-2 personnes fiables à qui te confier vraiment. Pas 20 « conseillers » qui t’embrouillent.

Exemple concret: si ton cœur s’emballe et que tu es sur le point d’écrire:

  • Stoppe et respire 3 minutes en 4-6.
  • Mets un minuteur de 15 minutes. Fais le tour du pâté de maisons.
  • Ouvre ton journal et écris: « Qu’est-ce que j’espère obtenir? Qu’est-ce que je perds si j’écris? Qu’est-ce que je gagne si je n’écris pas? »
  • Récompense-toi: douche chaude, thé. Ton système nerveux apprend à se calmer sans texto.

Attention: alcool, dating impulsif ou scroll excessif soulagent à court terme, mais déstabilisent à long terme. Ils renforcent le cycle de sevrage et rendent plus difficile le fait d’être heureux seul.

Régulation émotionnelle: des outils qui aident vraiment

  • Acceptation plutôt que évitement: les émotions vont par vagues. Résister les prolonge, les nommer les raccourcit. Dis-toi: « Voilà de la tristesse/manque/colère, elle peut être là, elle repartira. »
  • Granularité émotionnelle: plus tu nommes finement, mieux tu régules. Cherche des mots précis: « nostalgique », « amer et en colère », « triste mais plein d’espoir ».
  • Réévaluation: demande-toi: « Quelle autre explication réaliste existe? Que dirais-je à ma meilleure amie? »
  • Autocompassion: parle-toi comme à un être cher: « C’est dur. Beaucoup vivent cela. Je m’offre des soins maintenant. » L’autocompassion réduit la honte et la rumination, augmente la résilience.
  • Pleine conscience: 10 minutes par jour d’observation de la respiration ou body scan. Tu renforces la capacité à percevoir le déclencheur sans agir automatiquement.

Mode d’emploi express d’autocompassion en 3 minutes:

  1. Pleine conscience: « C’est un moment de souffrance. »
  2. Humanité commune: « La souffrance fait partie de l’expérience humaine. »
  3. Bienveillance pour soi: main sur le cœur, ton doux: « Je suis là pour moi. De quoi ai-je besoin maintenant? »

Travail cognitif: réécrire ton histoire

L’histoire que tu te racontes façonne tes émotions. Tu ne peux pas l’inventer, mais tu peux la rendre plus réaliste et utile.

  • Protocole ABC (Événement activateur - Croyances - Conséquences): Rupture - « Je ne suis pas aimable » - Désespoir. Remplace la croyance: « Cette relation s’est terminée. Ma valeur demeure. Je peux apprendre et grandir. »
  • Best Possible Self (Meilleur Moi possible): écris 15 minutes - Comment vis-tu dans 12 mois, en tant que personne heureuse en solo? Détails. Ton cerveau simule ainsi un futur positif, ce qui augmente la motivation.
  • Narratif de la rupture: écris en trois paragraphes: 1) Ce qui était beau et ce qui faisait mal. 2) Pourquoi cela s’est terminé - des faits, pas des reproches. 3) Ce que j’apprends, ce que j’emporte.

Exemple de réévaluation: « J’ai tant investi et il/elle m’a quitté(e) » devient « J’ai aimé et fait de mon mieux. L’adéquation n’était pas suffisante. Ma capacité à aimer reste. Maintenant j’investis en moi. »

Comprendre les styles d’attachement - et agir en conséquence

Ton style d’attachement n’est pas un destin, mais il colore tes réflexes. Savoir, c’est pouvoir.

  • Anxieux: fort besoin de proximité, sensibilité au rejet. Après la rupture: envie de texter, rumination, idéalisation.
  • Évitant: fort besoin d’autonomie, distance comme protection. Après la rupture: retrait, narratif « ça m’est égal », douleur en vagues plus tard.
  • Sécure: flexible, équilibre proximité et autonomie. Après la rupture: ressent la tristesse, demande du soutien, travaille le sens.

Si tu es plutôt anxieux

  • 30-60 jours de No Contact structuré (exceptions: enfants/logistique - strictement factuel)
  • Plan d’exposition: 1 déclencheur par jour à regarder volontairement, sans agir
  • Co-régulation: personne de confiance + application de pleine conscience
  • Travail d’estime: liste « qualités que j’apporte en relation »
  • Pause dating: au moins 60 jours, pour ne pas courir après la validation

Si tu es plutôt évitant

  • Fenêtres émotionnelles planifiées: 15 minutes pour laisser venir les émotions
  • Micro-tâches sociales: 3 contacts courts/semaine (café, marche)
  • Travail corporel: yoga/étirements, pour descendre de la tête dans le corps
  • S’entraîner à la vulnérabilité: 1 phrase honnête par jour à une personne de confiance
  • Pratiquer l’engagement: 1 cours/groupe avec participation fixe sur 8 semaines

En plus: style désorganisé (impulsions de proximité et de distance peu cohérentes, souvent lié à un trauma). Après la rupture: fortes variations émotionnelles, impulsivité. Ce qui aide: journée très structurée, considérer un soutien professionnel, skills DBT (STOP, TIPP), auto-soins radicaux et contrôle strict des stimuli.

Pourquoi ça marche: tu entraînes précisément les capacités qui te manquent, tu bâtis ainsi de la sécurité en toi. C’est la base pour être heureux seul.

Corps, cerveau et habitudes: astuces neurobiologiques

  • Endurance 3x/semaine 30-45 minutes: équilibre les neurotransmetteurs, améliore humeur et sommeil.
  • Lumière du jour: 10-30 minutes le matin, idéalement dehors. Stabilise rythmes circadiens et hormones.
  • Protection du sommeil: horaires réguliers, chambre sombre, pas d’écran 60 minutes avant le coucher, température un peu fraîche, dernière caféine avant 14h.
  • Nutrition de base: beaucoup de protéines, légumes, oméga-3. Moins de sucre/alcool pendant les 30 premiers jours, ils font fluctuer l’humeur.
  • Minimalisme digital: minuteurs d’apps (15 min/jour), enlever les réseaux de l’écran d’accueil, 1 créneau « dumb time » par jour (sans écran).

Mini-protocole « soirée d’urgence »: douche chaude → thé → 10 minutes d’étirements → 8 minutes de respiration 4-6 → 20 minutes de lecture légère → dodo. Cette séquence signale la sécurité à ton système nerveux.

Réseau social et solitude: architecture de ton soutien

Nous régulons aussi nos émotions par le lien. La connexion est un besoin fondamental, même si tu veux être heureux seul.

  • Cercle de mentors: identifie 2-3 personnes « sûres ». Fixe des canaux clairs (vocaux lun/mer/ven, appel 10 minutes).
  • Soutien pair-à-pair: cultive une amitié où vous échangez 1x/semaine, réciproquement, sans « déversement émotionnel ».
  • Communauté: cours, association, bénévolat. La régularité l’emporte sur l’intensité.
  • Limites: dis clairement ce qui t’aide ou pas: « J’ai besoin d’écoute, pas de conseils. »

Erreurs typiques et alternatives:

  • Erreur: raconter tout à 20 personnes. Alternative: 2-3 ancrages stables.
  • Erreur: espionner sur les réseaux. Alternative: 30 jours de pause, puis reprise contrôlée avec sourdine.

Valeurs, sens et identité: qui es-tu quand tu n’as plus à plaire?

Après une relation, on se redéfinit. Ces questions aident:

  • Quelles sont mes 5 valeurs clés? (p. ex. honnêteté, créativité, courage, soin, santé)
  • Quelles activités nourrissent ces valeurs en solo?
  • Qu’est-ce que je voulais essayer et pour lequel « il n’y avait pas de place »?

Exercice « valeurs en action »: choisis 1 valeur par semaine. Définis une action concrète: « créativité » → 2x/semaine 30 minutes de croquis. « courage » → 1 conversation difficile. « soin » → 1 créneau de bénévolat.

Plan 30/60/90 jours: de la survie à l’épanouissement

Une feuille de route à adapter. Pense direction, pas dogme.

30 jours

Stabiliser

  • No Contact (exception: enfants/logistique - strictement factuel)
  • Rituels sommeil et lumière au quotidien
  • 20-30 min de marche par jour
  • 10 min de pleine conscience, 5 min de journal
  • Définir 2-3 contacts sûrs
  • Detox digitale: réseaux sociaux en pause ou très limités
60 jours

Réorganiser

  • Travail des pensées: 2x/semaine réévaluation/protocole ABC
  • Réintégration sociale: démarrer 1 cours/groupe
  • Compétences: 2 sessions d’apprentissage/semaine
  • Sens: Best Possible Self 1x/semaine
  • Micro-exposition aux déclencheurs, sans agir
90 jours+

Consolider

  • Projet cible basé sur les valeurs (8-12 semaines)
  • Profondir les amitiés: 1 moment de qualité/semaine
  • Optionnel: dating doux et conscient avec check-lists
  • En continu: sommeil, sport, pleine conscience comme style de vie

Scénarios concrets: du concept aux choix du quotidien

  • Sarah, 34 ans, quittée après 6 ans. Elle vérifie son téléphone chaque nuit. Intervention: protocole « soirée d’urgence », téléphone hors chambre, autocompassion 3 minutes, 30 jours de No Contact. Après 2 semaines, 6-7 heures de sommeil, moins de rumination. Après 6 semaines, cours de céramique, premier moment où elle se sent revivre.
  • Marc, 41 ans, deux enfants, garde partagée. Déclencheur: la passation. Solution: script de communication, horaires clairs, désescalade émotionnelle avec respiration en voiture. Formulations:

    ❌ Faux: « Salut, ça va? Les enfants te manquent. »

    ✅ Correct: « Passation vendredi 18h comme convenu. Les médicaments sont dans le sac rouge. »

    Bilan après 4 semaines: moins de stress, plus de stabilité ressentie par les enfants.

  • Aylin, 27 ans, profil anxieux marqué, compense par chat intensif. Plan: échelle d’exposition (d’abord regarder 1 min d’anciennes photos sans écrire, puis 3 min, puis voir un statut - sans agir), ensuite 3 minutes de respiration 4-6 et une activité « vers moi » (thé + douche chaude). Après 30 jours, l’impulsion de texter baisse nettement.
  • Jonas, 29 ans, évitant, dit « je m’en fiche ». Il sent peu son corps. Coaching: 3x/semaine 45 minutes de course, 10 minutes d’étirements, 2 conversations honnêtes et courtes/semaine. Semaine 5: il pleure pour la première fois, un tournant. Il se sent plus léger et pose des objectifs ciblés.
  • Olivier, 52 ans, seul après 20 ans de mariage. La solitude pèse le soir. Intervention: Repair Café le samedi, groupe cuisine hommes le jeudi, téléphone hors chambre. Après 8 semaines: « J’ai retrouvé ma place dans le monde. »
  • Mira, 38 ans, beaucoup de rumination. Outils: journal avec ABC, dialogue de réévaluation « que dirait ma meilleure amie? ». Elle crée aussi une check-list relationnelle pour l’avenir (valeurs, limites, non négociables). Résultat: clarté plutôt que nostalgie rose.

Réseaux sociaux, déclencheurs et le cerveau

  • Les réseaux amplifient la comparaison et le manque. Règle: 30 jours de pause, puis retour ciblé avec sourdine/limitations. Utilise des listes au lieu d’un feed infini.
  • Gestion des déclencheurs: fais une liste (lieux, chansons, odeurs). Classe par intensité (1-10). Commence par des 3-4, exerce ta présence sans agir, puis applique tes techniques d’apaisement.
  • Frontières digitales: pas de check nocturne, pas de faux comptes, pas de « vues de story par hasard ». Ce sont des contacts indirects qui prolongent le sevrage.

8-12 semaines

Délai typique pour une baisse notable des symptômes les plus forts si tu régules activement.

30 jours

Detox digitale et No Contact suffisent souvent à stabiliser nettement sommeil et appétit.

+20-30%

Gain subjectif d’humeur quand mouvement, sommeil et micro-interactions sociales sont combinés, par rapport à « laisser passer » seul.

Note: les chiffres varient. Ce qui compte, c’est ta pratique quotidienne, régulière et modeste.

Communication en cas de contact nécessaire (enfants, bail, travail)

Si le contact est inévitable, fais-le factuel, bref, respectueux. Aucune sous-entendu.

  • Prépare des modèles:
    • « Je confirme le rendez-vous le [date/heure]. »
    • « Les documents sont à [lieu], retrait avant [date]. »
    • « Pour les enfants: rendez-vous médical [date], infos dans le calendrier. »
  • Pas de « ça va? », pas d’emojis. Tu crées une coexistence professionnelle.

Exemple co-parentalité:

« Pourquoi tu ne réponds jamais? Je me sens si seul(e) avec tout. »
« Merci de confirmer: réunion parents mardi, 19h. Je m’occupe de l’aller. »

Et si tu le/la vois régulièrement? (travail, groupe d’amis)

  • Le contact visuel est ok, small talk minimal. Pas de partage privé.
  • Stratégie à l’avance: où tu te places, avec qui tu parles, que dis-tu si l’émotion monte? (« Je vais prendre l’air, je reviens. »)
  • Choisis un allié: une personne qui te soutient lors des événements.
  • Rituel de récupération après: marche, respiration, journal, pour évacuer les déclencheurs.

Autonomie, compétence, lien: le triptyque pour être heureux seul

  • Autonomie: choisis consciemment. Dis « non » quand ça ne te convient pas. Planifie ta semaine activement.
  • Compétence: apprends ou entraîne quelque chose de concret. Les réussites nourrissent la confiance.
  • Lien: cultive des relations qui te renforcent, qualité avant quantité.

Questions de check-in hebdomadaire:

  • Où ai-je décidé de façon autonome cette semaine?
  • Qu’ai-je appris/entraîné?
  • Avec qui me suis-je senti vraiment connecté?

Soin de soi vs fuite de soi

  • Soin de soi: actions qui soulagent la douleur d’aujourd’hui et renforcent le moi de demain (sommeil, mouvement, conversations honnêtes).
  • Fuite de soi: actions qui anesthésient aujourd’hui et affaiblissent le moi futur (alcool, dating au hasard, stalking, surtravail).

Avant une décision, demande-toi: « Est-ce que cela sert mon moi de demain? »

Dating - quand reprendre? Un compas réaliste

  • Pas avant de dormir de façon stable depuis 2-4 semaines, de ne plus penser à l’ex chaque jour, et d’être motivé par la curiosité plus que la fuite.
  • Réduire le rebond: 3-5 « solo-dates » avec toi-même avant d’installer des apps. Prépare ta liste de valeurs et de limites.
  • Premiers rendez-vous: 90 minutes max, sans alcool, intention claire (« apprendre à connaître, pas remplacer »).
  • Après un rendez-vous: 24 heures de pause pour trier tes ressentis avant de décider.

Check-list « prêt(e)? »: sommeil ok? émotions gérables? fin du stalking de l’ex? valeurs claires? Si 4x oui, tu peux démarrer doucement.

Pièges de pensée typiques - et comment les neutraliser

  • Tout ou rien: « Sans lui/elle, je ne suis rien. » Reformulation: « Je suis bien plus que cette relation. »
  • Catastrophisme: « Je ne trouverai plus jamais l’amour. » Reformulation: « Les prédictions sont des histoires. Je façonne ma prochaine expérience. »
  • Personnalisation: « Le problème, c’est moi. » Reformulation: « Nous avions des schémas. Je suis responsable de ma part, et de ma croissance. »

Format de dialogue pour toi-même:

  • « Quelle est la preuve pour cette pensée? Et contre? »
  • « Comment verrai-je cela dans 6 mois? »
  • « Quelle est la vision la plus bienveillante et réaliste? »

Travail, performance et concentration après la rupture

  • Focus par blocs: 25-50 minutes de travail, 5-10 minutes de pause (Pomodoro). En pause: regarde au loin, bois de l’eau, 1-2 étirements.
  • Priorités: 1-3 tâches vraiment importantes/jour. Le reste en liste d’attente.
  • Communique sobrement: « Je gère du personnel en ce moment et me concentre sur l’essentiel. Merci pour ta compréhension. »
  • Normalise les ratés: la concentration est limitée. Tu es en « sevrage ». Sois pragmatique et gentil avec toi.

Signaux physiques à décrypter

  • Cœur qui s’emballe, gorge serrée, boule au ventre: système nerveux, pas « folie ». Réponds par le corps: longues expirations, posture stable (pieds au sol, dos appuyé).
  • Perte d’appétit: petits encas protéinés toutes les 3-4 heures. Bois de l’eau. Les plats chauds apaisent.
  • Troubles du sommeil: pas de rumination au lit. Lève-toi, lumière tamisée, lis 10-20 minutes, puis retourne te coucher.

Micro-habitudes qui s’additionnent

  • Danser 1 chanson le matin
  • 5 respirations avant de répondre à un message
  • 1 « non » par semaine à quelque chose qui t’épuise
  • 1 « oui » par semaine à quelque chose qui te nourrit
  • 10 minutes de nature
  • 2 minutes de gratitude: 3 choses concrètes appréciées aujourd’hui

Poser des limites - en interne et en externe

  • Limite interne: « Je n’ouvre pas la galerie mentale avant de dormir. »
  • Limite externe: « Je ne parle que logistique. Les sujets émotionnels seront remis à plus tard. »
  • Répéter plutôt qu’expliquer: « C’est ma limite. » Tu n’as pas à te justifier.

Souvenirs et objets: comment faire

  • Méthode boîte: rassemble les objets déclencheurs dans une boîte, hors de vue. Après 30 jours, nouvelle décision.
  • Lieux: retourne-y accompagné la première fois. Associe de nouvelles expériences positives aux anciens lieux.

Sens: ce qui reste et ce qui pousse

  • Gratitude pour ce qui fut bon, sans idéaliser.
  • Reconnaître ce qui n’allait pas, sans diaboliser.
  • Nommer le cadeau de la crise: « J’apprends mes limites », « Je redécouvre ma créativité », « Je deviens plus autonome ».

Écris une lettre à ton toi futur dans 6 mois. Mets-la dans ton agenda. Tu seras surpris(e) du chemin parcouru.

En cas de rechute

  • Les déclencheurs sont des occasions d’apprentissage. Note: déclencheur, émotion, action, résultat, action alternative.
  • Contact d’urgence: une personne à appeler au lieu de ton ex.
  • Bienveillance face à l’erreur: « Rechute = données, pas drame. » Apprends et ajuste.

Aide professionnelle - quand et comment

  • Si tu dors très mal depuis 2-4 semaines, as des idées suicidaires, te sens très limité(e) au quotidien ou as vécu des violences: cherche un soutien professionnel. C’est du courage, pas de la faiblesse.
  • Options: thérapie cognitivo-comportementale, approches centrées sur l’émotion, méthodes basées sur la pleine conscience, groupes.
  • Première séance: clarifie l’objectif (« stabilité, régulation, travail sur les valeurs »), accepte des exercices à la maison.

Si tu envisages de te blesser, as des pensées suicidaires aiguës ou subis des violences: cherche immédiatement de l’aide auprès des services d’urgence ou de personnes de confiance. Ta vie a de la valeur, et de l’aide existe.

Exemple de planning hebdomadaire (phase de stabilisation)

  • Lundi: 20 min de marche, 10 min de pleine conscience, 1 contact sûr
  • Mardi: circuit force 30 min, journal 10 min, écran coupé 60 min avant dodo
  • Mercredi: cours/groupe 60-90 min, autocompassion 3 min
  • Jeudi: 30 min d’apprentissage/compétence, 20 min de nature
  • Vendredi: café avec un(e) ami(e) 45 min, petite exposition aux déclencheurs
  • Samedi: marche longue, cuisine avec musique
  • Dimanche: réflexion hebdo (qu’est-ce qui a fait du bien? Qu’est-ce qui a été dur? 1 focus pour la semaine prochaine)

Finances et organisation du quotidien: la stabilité rassure

  • Argent: budget sur 90 jours, passe en revue les coûts fixes, check des abonnements.
  • Chez toi: rafraîchis un espace (linge de lit, parfum d’ambiance, lumière). L’environnement soutient le sentiment de nouveau départ.
  • Agenda: bloque des routines fixes - non négociables.

Spiritualité et vision du monde - si c’est aligné avec toi

  • Des rituels (bougie, prière, méditation) peuvent donner un cadre sécurisant.
  • La communauté (office, sangha, groupe philo) renforce le lien.
  • Le sens: « Pourquoi cela m’arrive? » devient « À quoi puis-je l’utiliser? »

Pour les parents: être heureux seul avec co-parentalité

  • Sépare strictement couple et parentalité. Les enfants ont besoin de stabilité, pas de vos débats.
  • Passations neutres, fiables, prévisibles. Les enfants ressentent ta calme présence.
  • Nourris tes propres besoins: tu es le « climat émotionnel ». Quand tu vas mieux, ils vont mieux.

Pour les personnes avec un vécu migratoire ou LGBTQIA+

  • Des stresseurs additionnels (attentes familiales, discriminations) existent. Cherche des communautés sûres qui célèbrent ton identité.
  • Construis une double résilience: soin de soi + soin communautaire.

Pour les gros travailleurs et indépendant(e)s

  • Le travail n’est pas une solution à la douleur. Planifie des « arrêts durs »: rituel de fin de journée, 1 soir social/mouvement, 1 soir repos.
  • La productivité suit la stabilité. Investir dans le sommeil et le sport = plus de résultat.

Pour celles et ceux qui ont quitté

  • Toi aussi tu traverses un deuil. La culpabilité peut paralyser. Assume ta part, pratique l’autocompassion, garde tes limites. Les messages ambigus sabotent les deux.

Après des relations toxiques

  • Sécurité d’abord: pas de contact, blocage, conseil juridique si besoin.
  • Cherche une aide informée par le trauma. Ton système nerveux a besoin d’une stabilisation douce et sécurisante.
  • Être heureux seul ici, c’est d’abord construire sécurité et respect de soi, avant même de parler de dating.

Mesurer les progrès - sans perfectionnisme

  • Échelles hebdomadaires 0-10: sommeil, énergie, manque, rumination, joie, connexion.
  • Regarde la tendance, pas la journée isolée. 2 pas en avant, 1 en arrière, c’est normal.
  • Célèbre: petit rituel chaque semaine où tu as tenu ta pratique.

Mini-FAQ: trois phrases à retenir

  • « Les déclencheurs sont des partenaires d’entraînement. »
  • « L’autocompassion n’est pas de la complaisance, c’est du carburant. »
  • « Être heureux seul est la base la plus solide pour tout amour futur, ou pour une vie célibataire épanouie. »

Ça varie. Beaucoup se sentent nettement mieux après 6-12 semaines s’ils régulent activement. Des empreintes profondes, des enfants ou des dynamiques toxiques prolongent souvent le processus. L’essentiel, c’est la pratique quotidienne.

À 90% oui, pour une durée définie. Exceptions: enfants/logistique, projets communs. Dans ce cas, communication strictement factuelle. Les échanges émotionnels tôt dans la guérison freinent la régulation.

Minimise le privé, maintiens de la distance, planifie des stratégies de protection (alliés, phrases de sortie, rituel de récupération). Accepte une guérison plus lente et augmente tes soins.

Peut-être, mais rarement dans les premiers mois. Tant que manque, jalousie ou espoir sont actifs, « l’amitié » est souvent une recherche déguisée de proximité. Attends une vraie neutralité.

30 jours de pause ou forte limitation. Ensuite: sourdine, pas de vues de stories, pas de messages indirects. Utilise les réseaux avec intention, pas comme pseudo-proximité.

Non. Ton cerveau est en sevrage. Traite les rechutes comme des données. Analyse les déclencheurs, ajuste tes stratégies (contrôle plus strict des stimuli, plus de sommeil, co-régulation sociale).

Ça peut distraire à court terme, mais augmente le risque de répéter les anciens schémas. Attends d’être plus stable et d’agir depuis tes valeurs, pas depuis le manque.

Prioriser le sommeil. C’est la base de la régulation émotionnelle, du contrôle des impulsions et de l’apprentissage, les briques de ta guérison.

Oui. Endurance et force stabilisent la neurochimie, réduisent le stress et améliorent le sommeil. Déjà 20-30 minutes de marche rapide par jour aident nettement.

Si la souffrance reste élevée, que ton fonctionnement baisse, qu’il y a traumatisme/violence, ou que tu es bloqué(e). La thérapie est un raccourci, pas une tare.

Fréquent. Le cerveau intègre le vécu. Le matin, note brièvement ce qui est venu, fais 2-3 minutes de respiration, puis dirige-toi vers ta routine. Évite le stalking le soir, il nourrit les contenus de rêve.

Planifie un contre-rituel: nouvelle activité, nouvelles personnes, nouveau lieu. Garde la journée structurée, réduis la solitude le soir, prépare comfort food et film ou nature.

Reconnais tes émotions (tristesse, jalousie), coupe l’accès aux infos (sourdine/blocage), pratique l’autocompassion et continue ton travail de valeurs et d’avenir. La comparaison est du poison, focalise sur ton chemin.

Approfondissement: pourquoi le No Contact fonctionne si bien

  • Apprentissage par récompense: chaque interaction agit comme un renforcement variable, comme un jeu de hasard. Le No Contact casse le cycle et accélère l’extinction.
  • Erreur de prédiction: sans « récompense », le cerveau ajuste ses attentes, l’élan retombe.
  • Changement de contexte: sans signaux (chats, lieux), la réactivité diminue. Crée de nouveaux contextes (nouveaux trajets, nouvelles routines).

Concrètement: définis une « zone sans contact » (salon après 20h, chambre toujours). Retire les apps de l’écran d’accueil, mets les logins dans un gestionnaire de mots de passe. Crée un plan « si-alors »: « Si l’impulsion d’écrire arrive, alors je bois un verre d’eau, j’expire 10 fois et je marche 5 minutes. »

Programme de démarrage 7 jours (Jours 1-7)

  • Jour 1: contrôle des stimuli + plan sommeil + kit d’urgence. 20 min de marche.
  • Jour 2: 10 min de pleine conscience, 5 min de journal, 1 contact sûr. Remplis la cuisine de bases.
  • Jour 3: brainstorm valeurs (10 min), 1 micro-joie (musique, odeur), 30 min de marche.
  • Jour 4: protocole ABC sur une pensée centrale, 15 min de circuit force à la maison.
  • Jour 5: micro-interaction sociale (café/appel), autocompassion 3 min.
  • Jour 6: écris la liste des déclencheurs, 1 petite exposition + régulation.
  • Jour 7: réflexion hebdo + plan semaine 2 (2 créneaux mouvement, 1 créneau communauté).

Plan de construction sur 12 semaines (détail)

  • Semaines 1-2 (stabilité): sommeil, lumière, marche, No Contact, entraînement du kit d’urgence.
  • Semaines 3-4 (ordre): 2x/semaine travail cognitif, démarrer 1 groupe/cours, reset cuisine et chambre.
  • Semaines 5-6 (compétence): 2 blocs d’apprentissage/semaine, 1 mini-projet (blog, bricolage), 3 micro-interactions sociales/semaine.
  • Semaines 7-8 (identité): Best Possible Self, actions selon valeurs, refresh style/tenue, 1 session photo ou créative pour toi.
  • Semaines 9-10 (limites): entraînement au « non » (1x/semaine), modèles de communication, si besoin premières rencontres neutres avec l’entourage de l’ex accompagné.
  • Semaines 11-12 (projection): plan d’un projet 8-12 semaines, check « prêt pour dating? », consolider glossaire + outils.

Reconstruire l’estime de soi: 5 niveaux

  • Corps: sommeil, nutrition, mouvement, soin. Suis les micro-succès (liste à cocher).
  • Compétences: apprends du concret utile (cuisine, finances, langue, bricolage). 2x/semaine 30-60 minutes.
  • Caractère: journal de fierté, note chaque jour 1 action dont tu es fier/fière (même petite).
  • Relations: choisis des « contacts de qualité ». 1 conversation honnête et profonde/semaine.
  • Contribution: fais quelque chose qui te dépasse (bénévolat, aide de voisinage, contenu utile aux autres).

Jours délicats: anniversaires, fêtes, vacances

  • Prévois: plan en 3 points (personnes, lieu, activité). Ne laisse pas au hasard.
  • Rituel de remplacement: bougie + lettre à toi, marche en nature, plat préféré.
  • Après-coup: 20 minutes d’évacuation (marche, étirements), 10 minutes de journal.

Si l’ex a quelqu’un: gérer la jalousie

  • Normalise: la jalousie est un signal de stress, pas un défaut moral.
  • Retire les stimuli: pas de visites de profil, sourdine/blocage. Dis à tes amis: pas de « nouvelles ».
  • Réévalue: « Ça dit peu de ma valeur, beaucoup de timing/compatibilité. »
  • Nutrition de soi: programme immédiat (mouvement + contact + nourriture + sommeil).

Anti-comparaison: ta boîte à outils

  • Se désabonner/sourdine des comptes déclencheurs.
  • Ping gratitude: 3 choses réelles et non digitales qui vont bien aujourd’hui.
  • Liste focus: 3 objectifs à toi pour cette semaine.
  • Réalité: derrière chaque post, un contexte invisible. Stoppe les films fantasmés.

Design d’habitudes: ancrer tes nouvelles routines

  • Plans si-alors: « Si 7h00, alors 10 minutes de lumière + eau. »
  • Seuil minimal: règle des 2 minutes (chausser les baskets et aller à la porte).
  • Couplage: accrocher la nouvelle habitude à une existante (« après m’être brossé les dents, 5 respirations »).
  • Indices visibles: tapis prêt, sachet de thé à vue.
  • Augmente la friction des anciens schémas: apps rangées, snacks hors de vue.

Auto-dialogue: script pour moments difficiles

  • « J’ai le droit de ressentir ça, et je ne suis pas obligé d’agir. »
  • « Aujourd’hui je choisis ma guérison plutôt qu’un soulagement immédiat. »
  • « Dans 20 minutes, ce sera différent. Je me donne ces 20 minutes. »
  • « J’agis pour mon moi de demain. »

Seul, pas isolé: 25 aventures en solo

  • Musée avec audioguide
  • Balade de quartier avec mission photo
  • Nouveau marché + mini-projet cuisine
  • Exploration de bibliothèque
  • Entraînement en plein air ou yoga au parc
  • Poetry/Comedy open mic comme auditeur
  • Excursion d’une journée en TER
  • Appli ciel étoilé + marche nocturne
  • Bénévolat à l’essai
  • Café jeux de société, puzzle en solo
  • Baignade en forêt 60 minutes
  • Jardin botanique + carnet de croquis
  • Silent disco/marche podcast
  • Rejoindre un club de lecture
  • Visite guidée de ta ville en « touriste »
  • Atelier créatif (poterie, sérigraphie)
  • Initiation au bloc
  • Visiter/aider dans un Repair Café
  • Méditation au centre/sangha
  • Piscine + sauna (si possible)
  • Photowalk « couleurs du jour »
  • Soirée écriture au café
  • Mini-projet maison (étagère, rempoter)
  • Tandem de langue en visio
  • Vivre pleinement un lever/coucher de soleil

Reset minimaliste de ton chez-toi en 60 minutes

  • 15 min: lit propre, surfaces dégagées.
  • 15 min: vaisselle, 1 bol de fruits visibles.
  • 10 min: salle de bain propre, serviettes fraîches.
  • 10 min: lancer une lessive, bougie/parfum d’ambiance.
  • 10 min: remplir et ranger la « boîte à déclencheurs ».

Ton environnement envoie des signaux de sécurité, ton système nerveux répond.

Techniques corporelles: pas que la respiration

  • Soupir physiologique (2 petites inspirations, longue expiration, 1-3 minutes) - baisse l’activation.
  • Posture amie du vagus: sur le côté gauche, longues expirations.
  • Trempage froid mains/avant-bras 30-60 secondes - amortit le stress aigu.
  • Marqueurs somatiques: main sur cœur et ventre, « Ici et maintenant, je suis en sécurité. »

Profondeur du sommeil: mini-protocole 10 points

  • Heure de lever régulière (week-end inclus ±1 heure)
  • Lumière du matin 10-20 min
  • Stop caféine 6-8 heures avant coucher
  • Éviter l’alcool (perturbe le sommeil profond)
  • Éviter les repas lourds 2-3 heures avant dodo
  • 60 minutes sans écran
  • Douche ou bain chaud (refroidissement ensuite)
  • Chambre sombre/fraîche/calme
  • Parking à pensées (post-it « demain 10h »)
  • Rituel constant d’endormissement (livre, respiration, étirements)

Nutrition pendant la guérison: simple et friendly pour le système nerveux

  • Petit-déj: yaourt grec/Skyr + fruits rouges + noix
  • Midi: céréale complète + protéine (lentilles/quinoa/poulet) + légumes colorés
  • Soir: bowl chaud (patate douce, légumes, tofu/poisson) + huile d’olive
  • Snacks: amandes, banane, dés de fromage, houmous + carottes
  • Hydratation: 6-8 verres d’eau/thé non sucré

But: stabilité de la glycémie = stabilité de l’humeur.

Travailler la culpabilité et la honte

  • Faits vs jugement: que s’est-il vraiment passé? Qu’est-ce que j’interprète?
  • Responsabilité sans auto-destruction: 1-2 points d’apprentissage, réparation là où c’est pertinent, puis rituel de clôture (lettre non envoyée).
  • Phrase d’autocompassion: « Je suis faillible et apprenant(e). Aujourd’hui je choisis responsabilité et bienveillance. »

Rituels de clôture: marquer le passage

  • Lettre à la relation: ce que tu honores, ce que tu laisses partir. Brûle/déchire en sécurité, ou archive.
  • Réagencement symbolique: nouveau linge de lit, plantes, images. Pas pour fuir, mais comme signe de nouveau départ.
  • Mini-célébrations à 30/60/90 jours - honore tes efforts.

Glossaire (court)

  • No Contact: interruption de contact, limitée dans le temps, pour faciliter la régulation.
  • Réévaluation: nouvelle lecture d’une situation, plus réaliste et aidante.
  • Rumination: boucles de pensées qui amplifient l’émotion et bloquent l’action.
  • Co-régulation: apaisement du système nerveux via un contact social sûr.
  • Exposition: s’exposer de façon planifiée et dosée aux déclencheurs, sans réagir.

Mythes vs faits

  • Mythe: « Seul un nouvel amour guérit l’ancien. » Fait: régulation de soi, sens et soutien social sont les prédicteurs les plus solides de la récupération, indépendamment du statut amoureux.
  • Mythe: « Le No Contact est puéril. » Fait: c’est un processus de sevrage et d’apprentissage comportemental qui accélère la guérison.
  • Mythe: « Les forts se distraient et basta. » Fait: les émotions demandent à être ressenties et intégrées. L’évitement allonge la durée des symptômes.
  • Mythe: « Je dois d’abord tourner la page pour avoir le droit à la joie. » Fait: émotions positives et deuil coexistent, les deux soutiennent la guérison.
  • Mythe: « Bloquer, c’est méchant. » Fait: c’est une limite. Les limites protègent la santé.

Micro-outils DBT pour l’urgence (STOP, TIPP)

  • STOP: Stop (pause) - Respire - Oriente-toi (ici et maintenant) - Proceed (avance lentement, guidé par tes valeurs).
  • TIPP: Temperature (eau froide visage/mains) - Intense Exercise (1-3 minutes de mouvement vif) - Paced Breathing (expirations longues) - Progressive Muscle Relaxation. Ces skills abaissent l’activation physiologique en quelques minutes et préviennent les actes impulsifs.

Arbre de décision: contact ou pas?

  • Est-ce légal/logistique? Oui → modèle factuel, court. Non → suite.
  • Ma motivation est-elle la proximité/l’espoir/la validation? Oui → pas de contact, plan de soin de soi. Non → suite.
  • Suis-je stable depuis au moins 30 jours, sans manque quotidien? Non → pas de contact. Oui → envisage un check-in neutre uniquement si vraie neutralité et si cela sert ton bien-être.

10 déclencheurs fréquents et contre-mesures

  1. Alcool → Contre: soirées sans alcool + buddy-check.
  2. Manque de sommeil → Contre: routine de sommeil, stop caféine.
  3. Solitude du soir → Contre: « ancre du soir » (appel/groupe/marche).
  4. Anniversaires → Contre: contre-rituel + plan B.
  5. Lieux communs → Contre: accompagné + nouvelle expérience associée.
  6. Ennui → Contre: liste focus 3 tâches + 1 micro-joie.
  7. Scroll réseaux → Contre: minuteur, sourdine, listes.
  8. Musique/playlists → Contre: créer ta « playlist recovery ».
  9. Perfectionnisme (« je dois aller bien aujourd’hui ») → Contre: objectif « assez bien » + autocompassion.
  10. Idéalisation → Contre: liste réalité (moments difficiles) + « de quoi ai-je vraiment besoin? »

20 pistes d’écriture (en rotation sur 30 jours)

  • Pour quoi suis-je reconnaissant(e) envers mon moi du passé?
  • Quelles limites m’ont protégé(e) aujourd’hui?
  • Qu’ai-je appris sur l’amour - que je garde, que je laisse?
  • 3 micro-succès aujourd’hui?
  • Si je conseillais mon meilleur ami, quel serait le prochain petit pas?
  • Qu’est-ce qui me déclenche le plus maintenant - et quel besoin en dessous?
  • Quelles valeurs vivre demain, et comment concrètement?
  • Où ai-je été courageux/courageuse aujourd’hui?
  • Qu’est-ce qui nourrit mon corps/mon système nerveux aujourd’hui?
  • Quelle personne me fait du bien - pourquoi?
  • Qu’ai-je envie de me pardonner?
  • Quelle histoire je me raconte - et laquelle serait plus utile?
  • Qu’est-ce qui peut rester imparfait aujourd’hui?
  • Quelle chanson représente mon chapitre actuel?
  • Quelle « vieille » habitude je laisse, et par quoi je la remplace?
  • Qu’aimerais-je pouvoir dire de moi dans 90 jours?
  • Quels déclencheurs j’évite - lesquels je confronte consciemment?
  • Quelle joie je planifie pour demain?
  • Qu’est-ce qui a été dur - et comment je me suis tenu(e)?
  • Un message bienveillant à mon moi de demain.

Routines du matin et du soir (options 15/30 minutes)

  • Matin 15 min: lumière + eau (5) - respiration/étirements (5) - focus du jour (5).
  • Matin 30 min: marche dehors (15) - pleine conscience (10) - planification (5).
  • Soir 15 min: écran off (5) - thé/étirements (5) - parking à pensées (5).
  • Soir 30 min: douche chaude (10) - lecture (10) - respiration/body scan (10).

Mini-plan repas (3 jours, pragmatique)

  • Jour 1: omelette + légumes; wrap complet au houmous; soupe de lentilles.
  • Jour 2: Skyr + fruits rouges + noix; bol de riz au tofu/légumes; légumes rôtis + poisson/tofu.
  • Jour 3: porridge + graines; salade de quinoa; bowl patate douce. Snacks: fruits, noix, dés de fromage, carottes + dip. Beaucoup d’eau/thé non sucré.

Modèles: limites claires et bienveillantes

  • « Merci pour l’invitation. Je passe cette fois, j’ai besoin de soirées calmes. »
  • « Dispo pour la logistique. Je ne traite pas le personnel pour le moment, merci de comprendre. »
  • « Je répondrai demain, ce soir offline pour dormir. »
  • Refus dating: « Merci pour la rencontre. Je sens que ce n’est pas pour moi, je te souhaite le meilleur. »

Déménager, tout réorganiser - oui ou non?

  • Avantages: changement de contexte, moins de déclencheurs, nouvelles routines facilitées.
  • Inconvénients: coûts, stress de transition. Parfois un re-design suffit.
  • Règle: stabilise d’abord les bases (sommeil, budget, réseau), puis grandes décisions.

Quand les progrès stagnent (plateau)

  • Rends mesurable: compare tes échelles 0-10 des 3 dernières semaines.
  • Tourne une vis: +30 minutes de sommeil OU -50% réseaux OU 2 marches en plus.
  • Introduis de la nouveauté: nouveau cours, autre sport, autre lieu.
  • Partage la responsabilité: système de buddy, rendez-vous de groupe.
  • Envisage un soutien pro.

Culture et attentes

  • Les scripts « tu n’es complet qu’en couple » sont culturels. Remplace par: « Je suis complet, les relations m’enrichissent, elles ne me définissent pas. »
  • Autorise-toi à réécrire les rôles: le célibat comme projet actif, pas comme salle d’attente.

Checklist finale (imprime-la)

  • [ ] No Contact défini et appliqué (exceptions clarifiées)
  • [ ] Routine sommeil et lumière en place
  • [ ] Mouvement 3x/semaine
  • [ ] Pleine conscience/autocompassion pratiquée chaque jour, même court
  • [ ] 2-3 contacts sûrs actifs
  • [ ] Liste de déclencheurs + échelle d’exposition créées
  • [ ] Valeurs identifiées + 1 action/semaine
  • [ ] Bases finances/quotidien rangées
  • [ ] Plan de rechute présent (si-alors, contact d’urgence)
  • [ ] Réflexion hebdo avec échelles 0-10

Mot de la fin: espoir avec les pieds sur terre

Devenir heureux seul après une rupture n’est pas une transformation magique, c’est la somme de petites décisions répétées et bienveillantes, chaque jour. Tu régules ton système nerveux, tu clarifies tes pensées, tu fortifies ton corps, tu dessines tes liens et tu réécris ton histoire. Les rechutes en font partie. Ce qui grandit, c’est ta confiance: je peux me tenir. De là naît une vraie liberté, et c’est précisément là que commence une vie où tu ne te perds plus, peu importe avec qui tu aimes.

Quelles sont tes chances de récupérer ton ex ?

Découvre en 8 à 10 minutes à quel point une réconciliation avec ton ex est réaliste, sur la base de la psychologie du couple et d'enseignements pratiques.

Sources scientifiques

Bowlby, J. (1969). Attachement et perte: vol. 1. L’attachement. Basic Books.

Ainsworth, M. D. S., Blehar, M. C., Waters, E., & Wall, E. (1978). Modèles d’attachement: étude psychologique de la situation étrange. Lawrence Erlbaum.

Hazan, C., & Shaver, P. (1987). L’amour romantique conceptualisé comme un processus d’attachement. Journal of Personality and Social Psychology, 52(3), 511–524.

Fisher, H. E., Brown, L. L., Aron, A., Strong, G., & Mashek, D. (2010). Récompense, addiction et systèmes de régulation des émotions associés au rejet amoureux. Journal of Neurophysiology, 104(1), 51–60.

Acevedo, B. P., Aron, A., Fisher, H. E., & Brown, L. L. (2012). Corrélats neuronaux d’un amour romantique intense à long terme. Social Cognitive and Affective Neuroscience, 7(2), 145–159.

Young, L. J., & Wang, Z. (2004). Neurobiologie du lien de couple. Nature Neuroscience, 7(10), 1048–1054.

Sbarra, D. A., & Emery, R. E. (2005). Suites émotionnelles d’une rupture hors mariage: analyses des changements et de la variabilité intra-individuelle. Personal Relationships, 12(2), 213–232.

Sbarra, D. A. (2008). Divorce et santé: tendances actuelles et perspectives. Psychosomatic Medicine, 70(3), 227–232.

Gross, J. J. (1998). Le champ émergent de la régulation émotionnelle: synthèse intégrative. Review of General Psychology, 2(3), 271–299.

Nolen-Hoeksema, S., Wisco, B. E., & Lyubomirsky, S. (2008). Repenser la rumination. Perspectives on Psychological Science, 3(5), 400–424.

Deci, E. L., & Ryan, R. M. (2000). Le « quoi » et le « pourquoi » des poursuites d’objectifs: besoins humains et autodétermination. Psychological Inquiry, 11(4), 227–268.

Tedeschi, R. G., & Calhoun, L. G. (2004). Croissance post-traumatique: bases conceptuelles et preuves empiriques. Psychological Inquiry, 15(1), 1–18.

Neff, K. D. (2003). Autocompassion: une autre manière saine de se considérer. Self and Identity, 2(2), 85–101.

Kabat-Zinn, J. (1990). Vivre pleinement la catastrophe. Delacorte.

Lyubomirsky, S., King, L., & Diener, E. (2005). Bénéfices des affects positifs fréquents: le bonheur mène-t-il au succès? Psychological Bulletin, 131(6), 803–855.

Fredrickson, B. L. (2001). Rôle des émotions positives en psychologie positive: théorie d’élargissement et de construction. American Psychologist, 56(3), 218–226.

Holt-Lunstad, J., Smith, T. B., & Layton, J. B. (2010). Relations sociales et risque de mortalité: méta-analyse. PLoS Medicine, 7(7), e1000316.

Cacioppo, J. T., & Cacioppo, S. (2014). Relations sociales et santé: effets toxiques de l’isolement perçu. Social and Personality Psychology Compass, 8(2), 58–72.

Gottman, J. M. (1994). Prédire le divorce? Processus conjugaux et issues maritales. Lawrence Erlbaum.

Johnson, S. M. (2004). Pratique de la thérapie de couple centrée sur l’émotion: créer la connexion. Brunner-Routledge.

Hendrick, C., & Hendrick, S. (1986). Théorie et méthode de l’amour. Journal of Personality and Social Psychology, 50(2), 392–402.

Yoo, S.-S., Gujar, N., Hu, P., Jolesz, F. A., & Walker, M. P. (2007). The human emotional brain without sleep - a prefrontal amygdala disconnect. Current Biology, 17(20), R877–R878.

Kross, E., Verduyn, P., Demiralp, E., Park, J., Lee, D. S., Lin, N., ... & Ybarra, O. (2013). L’usage de Facebook prédit une baisse du bien-être subjectif chez les jeunes adultes. PLoS ONE, 8(8), e69841.

Przybylski, A. K., Murayama, K., DeHaan, C. R., & Gladwell, V. (2013). Corrélats motivationnels, émotionnels et comportementaux du FOMO. Computers in Human Behavior, 29(4), 1841–1848.

Field, T., Diego, M., Pelaez, M., Deeds, O., & Delgado, J. (2009). Détresse post-rupture et perte de sommeil: étude préliminaire. Psychological Reports, 105(3), 1147–1152.

Lally, P., van Jaarsveld, C. H. M., Potts, H. W. W., & Wardle, J. (2010). Comment se forment les habitudes: modélisation en vie réelle. European Journal of Social Psychology, 40(6), 998–1009.

McEwen, B. S. (2007). Physiologie et neurobiologie du stress et de l’adaptation: rôle central du cerveau. Physiological Reviews, 87(3), 873–904.

Berridge, K. C., & Robinson, T. E. (2016). Liking, wanting et théorie de sensibilisation à l’incitation. American Psychologist, 71(8), 670–679.

Linehan, M. M. (2014). DBT Skills Training Manual (2e éd.). Guilford Press.

Meyer, I. H. (2003). Préjugés, stress social et santé mentale chez les populations LGB: concepts et preuves. Psychological Bulletin, 129(5), 674–697.

Wrosch, C., Scheier, M. F., Carver, C. S., & Schulz, R. (2003). Importance du désengagement d’objectifs dans l’autorégulation adaptative. Self and Identity, 2(1), 1–20.

Seligman, M. E. P. (2011). Flourish: nouvelle compréhension du bien-être. Free Press.